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 C’est avec soulagement que l’Union démocratique bretonne accueille la libération d’Ingrid Betancourt et se réjouit pour elle et sa famille de son retour à la liberté. Sa détermination sans faille et l’immense solidarité qui s’est exprimée en Bretagne en France et dans le monde ont contribué à sa libération. Présidente d’honneur des Verts mondiaux, son engagement pacifique pour l’écologie, la démocratie et la justice sociale en faveur des plus défavorisés est un exemple et un message d’espoir pour son pays et pour le monde entier. En Colombie la lutte contre la corruption et les narcotrafiquants continue ; la lutte pour la priorité de la vie humaine sur tout intérêt économique et politique continue et ces luttes concernent chacun d'entre nous. La mobilisation internationale a fini par payer, la mobilisation et la détermination sont de puissantes armes de paix.
Pour l’Union démocratique bretonne,
La porte-parole Mona Bras

publié dans : communiqués UDB
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« La peine» du 18 juin :  les sénateurs s’opposent à la reconnaissance constitutionnelle des langues régionales

 

 

Le 18 juin 2008, les sénateurs ont rejeté l’amendement voté à la quasi-unanimité par les députés visant à intégrer la reconnaissance des langues régionales dans l’article 1 de la constitution française.

 

Alors que la France prendra la présidence de l’Union européenne le 1er juillet,  le vote du sénat enferme l’Hexagone dans une position archaïque contraire aux conventions européennes et internationales en matière de droits culturels. Dénués de fondements juridiques et moraux, les propos intolérants et humiliants de certains  sénateurs s’opposent à l’aspiration de millions de citoyens : le sondage CSA réalisé les 18 et 19 juin pour l’édition dominicale du quotidien « Ouest France » démontre que 68 % des Français sont favorables à la reconnaissance constitutionnelle des langues régionales.

 

Soucieuse de parvenir à un compromis respectueux de la démocratie culturelle, la fédération « Régions et peuples solidaires » propose aux parlementaires français de modifier l’article 2 de la constitution en ces termes : « La langue de la République est le français. Elle respecte et protège les langues régionales ».

 

Alors que 2008 a été proclamée « année internationale des langues » par les Nations-Unies, R&PS doit une nouvelle fois rappeler aux parlementaires que la diversité culturelle est une richesse, seule sa négation constitue un danger.

 

Philippe Sour, chargé de communication R&PS.

publié dans : communiqués UDB
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Le 18 juin dernier, le Parlement européen a adopté la directive dite « retour », plus communément appelée « directive de la honte ». Ce texte prévoit la mise en rétention, c'est à dire l'enfermement pendant une période pouvant aller jusqu'à dix huit mois, y compris de mineurs isolés, ainsi que la systématisation de l'interdiction du territoire de l'Union européenne pendant cinq ans pour les personnes expulsées. Cette directive qui est un recul pour les droits de l'Homme en Europe, intervient dans un contexte de durcissement tant au plan européen qu'en France même avec la politique menée par M. Sarkozy depuis 2002, d'abord en tant que ministre de l'intérieur, puis en tant que président de la République (CESEDA, politique du chiffre, politique de quotas...). Pour l' UDB, la fermeture des frontières préserve surtout les conditions qui font des inégalités une donnée structurelle de l'état du monde aujourd'hui. L' UDB, sensible aux drames humains et familiaux liés à l'exil contraint, attend de l' Europe et de ses institutions un retour à ses valeurs fondatrices. Pour l’Union démocratique bretonne,
 La porte-parole Mona Bras
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L’Union démocratique bretonne appelle à la mobilisation pour le droit à la santé, le vendredi 20 juin à Rennes.

Ces dernières semaines ont été riches en mobilisations sociales en Bretagne. L’Union Démocratique Bretonne y a pris toute sa place et entend continuer son soutien à la lutte pour la défense des hôpitaux de proximité.

 

Dans ce combat, l’hôpital de Carhaix fait figure de symbole, mais n’est bien entendu pas le seul menacé : Morlaix, Redon, Landerneau, Hennebont, Dinan, Guingamp, Brest, Quimperlé, Pont l’Abbé, Douarnenez, Ancenis… la casse des services publics hospitaliers semble planifiée !

 

Grâce à la forte mobilisation de ces dernières semaines, et notamment à Carhaix, le gouvernement a retardé son ultimatum de fermeture de la maternité et de la chirurgie, preuve que la mobilisation est efficace. Comme le rappelait Christian Troadec, maire de Carhaix, la population du Kreiz Breizh ne veut pas simplement vieillir à Carhaix, mais également y naître et y vivre !

 

L’UDB dénonce l’attitude du gouvernement qui, sous couvert de « modernisation », ferme les services de proximité ou les transfèrent au privé au mépris de la solidarité et de l’accès au soin pour tous. Le très zélé directeur de l’ARH Bretagne se moque des bretons. La Bretagne n’a rien à attendre d’un gouverneur de colonie ! En conséquence, l’UDB demande sa démission.

 

Le gouvernement propose une politique de non-assistance à population en danger. Toute la Bretagne doit se mobiliser pour éviter le désert sanitaire programmé !

L’UDB sera donc aux rendez-vous, le vendredi 20 juin à Rennes devant l’Agence Régionale de l’Hospitalisation  (départ à 14 heures place de la gare) au rassemblement initié par la Coordination des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité.

 

 

Pour la fédération UDB de Rance Penthièvre,

Robert Pédron

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Tandis qu’aux plans européen et international, les Français s’activent et se battent pour sauver le plurilinguisme dans les institutions, et notamment pour que la langue française reste une langue officielle au nom de la diversité culturelle et, partant, de la démocratie ; curieusement, au niveau de l'État français, la règle et le comportement changent. La récente poussée d’urticaire des académiciens au sujet de la reconnaissance des langues régionales dans la Constitution, est révélatrice d’un repli sur soi, d’une crispation identitaire inquiétante. Affirmer que la reconnaissance des langues régionales mettrait « en cause notamment, l’accès égal de tous à l’administration et à la justice » c'est refuser par principe toute reconnaissance constitutionnelle des langues historiques parlées sur le territoire de l'État français. Par ailleurs, où est donc le lien entre langue française et accès égal de tous à l'administration et à la justice ? Ce n'est vrai ni du point de vue social, ni du point de vue territorial. La casse des services publics en Bretagne est là pour le rappeler. En 2004, Bernard Cerquiglini, linguiste et professeur à l’université de paris VII, déclarait lors d’une conférence-débat au café Flore : « Au niveau psychanalytique,… s’est développée l’idée que le latin avait trahi le français ; qu’il fallait éliminer l’occitan et épurer le français. L’autre linguistique est devenu un rival, un adversaire à combattre et à abattre. Depuis, les accents font rire, tout changement grammatical entraîne des débats houleux comme la féminisation des noms de métiers : la langue est strictement normée. Cette représentation est massive : certains académiciens s’en prennent aux langues régionales ». Le fait n’est donc pas nouveau, ce qui l’est davantage c’est l’illégitimité de l’intrusion, de l’interventionnisme de l’académie dans le débat constitutionnel. L’ Union démocratique bretonne souhaite qu’après la signature et la ratification de la Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel immatériel, la France qui s’est ainsi engagée à reconnaître, préserver et promouvoir sa diversité linguistique, verra le Sénat débattre sereinement et avec l’ouverture d’esprit que doit inspirer le sujet ; et que ce débat sera suivi d’un vote consensuel au-delà des outrances de quelques individus décidément allergiques à la diversité et à la pluralité des cultures et des langues. Pour l’Union démocratique bretonne, La porte-parole Mona Bras
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« Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la Nation » prévoit l’amendement à l’article 1 de la Constitution présenté par le président UMP de la commission des lois ; amendement adopté à la quasi-unanimité par les parlementaires toutes tendances politiques confondues, et qui était attendu depuis longtemps.


L’ UDB se réjouit de cette simple mais nécessaire première reconnaissance des langues régionales qui ne doit être considéré que comme un premier pas vers la ratification de la Charte du Conseil de l’Europe, laquelle garantit le droit à l’usage des langues régionales dans la vie publique et sociale.


Si cet amendement à l’article 1 de la Constitution représente une avancée réelle, le maintien de l’article 2 en l’état - « le français est la langue de la République » - pose question quant à l’interprétation juridique de cette mesure. En effet rien dans ce nouvel énoncé de la Constitution, si le débat au Sénat conduit lui aussi au consensus (nous nous attendons déjà aux fulminations de Jean-Luc Mélenchon ), ne contraindra l’ Etat à doter les Régions de véritables moyens permettant l’épanouissement réel des langues régionales. D’ailleurs les propos tenus en séance par l’auteur de l’amendement lui-même éclairent ses intentions qui sont aussi très probablement celles du chef de l’Etat et du gouvernement : « Cette mention ne serait pas créatrice de droits nouveaux – en particulier celui d’exiger la traduction des documents administratifs - et elle ne vise pas à permettre à des groupes ou à des particuliers de poser une quelconque revendication. Il s’agit par contre de répondre à la demande qui s’est exprimée sur tous nos bancs de mentionner dans la Constitution l’existence de nos langues régionales ». Mentionner l’existence, fort bien, mais si c’est pour exister comme le bibelot existe sur le buffet du salon, on voit jusqu’où cela peut nous mener, à savoir pas très loin.


A l’heure où nous assistons à un véritable retour en arrière de l’Education nationale dans les classes bilingues où les ouvertures de postes prévues sont sabrées par rapport à la demande sociale, il devient urgent d’accorder à la Région Bretagne la compétence « politique linguistique »qu’elle demande officiellement (1) pour pouvoir donner à la langue bretonne les outils nécessaires à son développement : filières scolaires bilingues, usage du breton dans la vie sociale et publique, moyens audio-visuels avec une véritable chaîne de télévision régionale comme ailleurs en Europe (régions allemandes, espagnoles, italiennes, britanniques).



Pour l’Union démocratique bretonne,
La porte-parole Mona Bras

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  la politique du mépris ne doit pas l'emporter 

L'Union démocratique bretonne (UDB) scandalisée par l'annonce Annonce de la ministre Bachelot. Scandalisée sur le fond comme sur la forme. Sur le fond d'abord, car la santé devrait logiquement se conjuguer avec humanité. Les compétences professionnelles et les équipements nécessaires étant réunis à Brest, il n'est pas acceptable d'obliger des enfants qui souffrent dans leur chair à devoir affronter la souffrance psychologique d'un isolement, à plusieurs centaines de kilomètres de leurs proches. Par ailleurs l'association Céline et Stéphane - Leucémie Espoir a réuni plusieurs milliers de dons qui ont été investis dans l'amélioration de l'environnement des enfants hospitalisés au sein du service d'allogreffes et de neurochirurgie pédiatrique du CHU de Brest, l'aide à la recherche et aux familles. Il est écoeurant que la ministre de la santé passe par pertes et profits cette implication citoyenne. Quelle marque de mépris! Mépris, c'est aussi le mot qui convient pour décrire la façon dont la ministre Bachelot a signifié aux parlementaires finistériens qu'elle se moquait de leur avis, d'abord en les recevant le 14 mai à Paris accompagnée du médecin du CHU de Rennes qui devrait bénéficier de la fermeture des activités à Brest, ensuite en répondant à la mobilisation populaire du 17 mai place de la Liberté à Brest par un communiqué de presse dès le lundi matin. Un tel comportement n'est pas digne d'un ministre. Si l'annonce de la ministre Bachelot devait se confirmer, elle contribuerait à tendre un peu plus les relations entre Rennes et Brest. L'UDB, soucieuse d'un développement équilibré et solidaire de la Bretagne, refuse ce petit jeu malsain entretenu par les décideurs parisiens. C'est pourquoi elle appuie les demandes d'un audit du service des allogreffes du CHU de Brest adressées à Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat doit se prononcer, il y a urgence. Pour l’Union démocratique bretonne, La porte-parole Mona Bras
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